Santé et sécurité au Travail : La prévention – parole d’expert
Santé sécurité au Travail: Parole d'expert
Propos rapporté par Christian Trontin, responsable de laboratoire gestion et organisation pour la santé et sécurité au travail à l’INRS

La prévention n’est pas uniquement une contrainte mais peut également être rentable. Afin de comprendre les leviers de l’action de prévention, il faut faire ressortir les véritables enjeux économiques de la SST. Il existe donc plusieurs leviers

Les différents leviers de l’action de prévention

Le premier levier

Il consiste à calculer le coût des arrêts de travail et le coût des maladies professionnelles afin d’informer les personnes concernées sur les conséquences financières de la non protection. Cela consiste à calculer le coût total des ATMP et non seulement le coût assuré. On constate en effet que le coût assuré est inférieur au coût total que cela engendre sur l’entreprise. Bien évidemment cela s’explique par les nombreuses conséquences liées comme le coût du remplacement, le coût du temps passé par les salariés et les services impliqués par l’accident, les pertes de productivité mais surtout les compléments de salaire à verser au salarié pour sa maladie professionnelle ou son accident de travail. La non prévention peut également avoir un impact non négligeable sur l’image de marque de la société.

Le second levier

Il consiste à communiquer sur l’analyse coût-bénéfice (ACB). C’est une analyse très simple car il suffit en effet de d’évaluer précisément l’investissement dédié au plan de prévention (maintenance, matériel, formation) et les bénéfices découlant par conséquent de ce plan de prévention comme la diminution des ATMP, le turn-over, l’absentéisme etc…).Il ne faut pas oublier que la santé et sécurité au travail sont des points essentiels. Une comparaison est faite chaque année comparant ainsi les coûts et les bénéfices engendrés par la suite par ce plan de prévention. Elle sert ainsi à déterminer si les investissements sont compensés par les bénéfices au travers du calcul ROI qui a pour but de prouver la rentabilité d’un plan de prévention. La mise en place d’un plan de prévention risque industriel est également très important pour le thème santé et sécurité au travail car dans ce secteur les risques d’arrêts de travail mais également et surtout de maladies professionnelles est accru. Les salariés côtoient des machines et des objets dangereux, et une prévention de risque industriel est indispensable afin de donner la bonne ligne de conduite au salarié afin qu’il puisse se protéger. Parfois certaines personnes reprochent au calcul ROI de mettre en avant le coût de la prévention du risque industriel, ce qui est totalement faux car les entreprises sauront déterminés leurs dépenses pour la santé et sécurité au travail. Au contraire, ce calcul permet de mettre en avant les bénéfices obtenus dans le domaine de la santé et sécurité au travail grâce à un plan de prévention. On pourra ainsi également évaluer les conséquences à long terme, prévoir un nouvel investissement futur dans la prévention, de comparer un investissement industriel à un investissement de prévention de risque industriel.

Troisième levier

Ce serait de mettre en avant le lien existant entre la prévention et la performance globale de l’entreprise. Ainsi, il faut que les décideurs comprennent qu’une entreprise vertueuse en SST est une entreprise performante.

Le nouveau DUERP (loi 3 Août 2021)

Le nouveau DUERP

LE DUERP, C'EST QUOI ?

DUERP

L’évaluation des risques professionnels a été rendue obligatoire par la loi n°91-1414 du31 décembre 1991, applicable depuis le 31 décembre 1992,transposant la directive – cadre européenne 89/391 du 12 juin 1989.

Cette loi a introduit dans le Code du travail l’actuel article L. Le 5 novembre 2001, le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels a été créé par le décret n°2001-1016.

Ce document regroupe donc l’ensemble des données relatives à l’évaluation des risques professionnels exigée 10 ans plus tôt. Il indique les situations à risques pour la santé et la sécurité des salarié(e)s, met en avant les actions de prévention existantes e t propose des pistes d’améliorations.

AUJOURD'HUI

Le document unique doit être mis à jour au moins une fois par an ou lorsqu’une décision concernant un aménagement important est prise.

Or, aujourd’hui seulement 33,9% des dirigeants ont actualisé leur DUERP car ils trouvent les mesures trop coûteuses, techniques ou chronophage.

Prenons un exemple, certaines entreprises doivent faire mesurer par des laboratoires la valeur d’exposition d’une personne à un produit chimique afin de savoir si celui-ci dé passe la valeur limite d’exposition professionnel (VLEP). Ces mesures sont extrêmement coûteuses et ces paramètres très techniques sont souvent uniquement à la portée d’un spécialiste comme certain IPRP.
Cet accompagnement est très apprécié par les entreprises qui s’opposent aux contraintes financières et organisationnelles liées à leur évaluation des VLEP.

Aujourd’hui, c’est 6% des entreprises qui respectent cette obligation de mesurage.
Le document unique doit être mis à disposition de tous, notamment des travailleurs, des délégués du personnel ainsi qu’à la médecine du travail.


Aujourd’hui et depuis le 3 août 2021, la Loi travail vient renforcer cette mesure de prévention des risques professionnels.

PDCA ENGINEERING vous propose une formation DUER ou bien un accompagnement avec un IPRP ( Intervention en Prévention des
Risques Professionnels).

La mise en place des IPRP résulte de la loi de modernisation sociale (loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002) dont le cadre d’action a été revu par la loi n° 2011-867 du 20 juillet 2011 relative à la réforme de la médecine du travail. Un IPRP est doté de compétences techniques, organisationnelles ou médicales (hors médecine du travail) dont la mission consiste à participer à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration des conditions de travail en complément de l’action conduite par le médecin. Il intervient pour apporter une approche pluridisciplinaire en prévention aux services de santé au travail et aux entreprises.

Vous exprimez des difficultés ou avez des doutes pour évaluer et traiter vos risques professionnels ?
PDCA ENGINEERING vous accompagne dans votre démarche de prévention en partageant un savoir-faire et une expérience opérationnelle..

Certification IPRP

DEMAIN

Accompagnement au DUERP

Comme évoqué ci-dessus, certaines mesures se révèlent être ingérables pour les entreprises.

C’est pour cela que le Ministère du travail prévoit de supprimer des mesures obligatoires comme les ACD (agents chimiques dangereux) et le CMRC (cancérogène, mutagène et reprotoxique) et de les remplacer en identifiant les risques d’exposition en fonction des tâches exposant un salarié à des risques chimiques.

De plus, à compter du 31 mars 2022, le Comité Social et Économique (CSE) ainsi que la médecine du travail devront être associés à l’évaluation des risques professionnels évoqué dans le document unique. Le CSE devra également être consulté pour un avis lors des mises à jour du document.

Également, la médecine du travail devra alimenter le document unique du suivi des expositions aux risques chimiques et renforcer le suivi des salariés exposés à ces risques.

De ce fait, le programme annuel de prévention devra inclure :

  • Pour les entreprises de plus de 50 salariés, des indicateurs de résultats, les ressources de l’entreprise allouées et un calendrier de mises en œuvre.
  • Pour les entreprises de moins de 50 salariés, il devra comprendre une partie supplémentaire listant les actions de prévention déployées par l’entreprise.

Enfin, le document unique et ses versions successives devront être conservées et mises à disposition des travailleurs, des anciens travailleurs ainsi que toutes personnes ou instances pouvant prouver d’y avoir accès (durée de conservation > 40 ans).

CE QU'ON VOUS PROPOSE

Afin de mieux comprendre et appréhender le document unique, PDCA TRAINING vous propose une formation afin d’évaluer les risques et mieux appréhender votre DUERP.


Cette formation est accessible à toutes les personnes susceptible de travailler sur l’évaluation des risques professionnels ou en charge de la mise à jour du document unique.


Venez découvrir nos formations ici.

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DUERP formation

DUERP ENQUELQUES DATES

Duer dates importantes
  • 11 et 12 Janvier 2022: formation PDCA
  • 22 et 23 Février 2022: formation PDCA
  • 1er juillet 2023: dépôt dématérialisé du document unique sur un portail numérique gèré par une organisation d’employeurs pour les entreprises ayant un effectif supérieur ou égal à 150 salariés;
  • 1er juillet 2024: pour les entreprises ayant un effectif inférieur à 150 salariés;
  • Janvier 2024: repérage des salariés devant faire l’objet d’un suivi post professionnel et post exposition notamment pour les poly expositions.
Bannière combustion
Combustion spontanée : définition

En France, on compte 306 600 incendies domestiques. Parmi ces incendies, il y a ceux qui sont déclenchés par la combustion spontanée. Mais alors qu’est-ce que la combustion spontanée et comment y remédier ?.

Qu'est-ce que la combustion spontanée ?

Lorsqu’on parle de combustion, on évoque le triangle du feu qui comprend un apport en oxygène, une matière combustible et une source d’énergie comme de la chaleur ou une étincelle.

Dans le cadre d’une combustion spontanée, la matière s’enflamme sans apport d’énergie extérieur. C’est une réaction d’oxydation ou de fermentation qui va fournir l’énergie nécessaire à un départ de feu. La réaction chimique ne dépend pas de la température ambiante, mais si la température de l’air est élevée, le processus est accéléré .

Triangle du feu

Le phénomène d'auto-échauffement et ses risques

Le phénomène d’auto-échauffement est lorsque la substance elle-même va générer de la chaleur, une petite quantité, qui va amorcer la réaction de combustion spontanée. Plusieurs produits se retrouvent être auto-inflammables comme l’huile de lin par exemple, l’huile de poisson, la farine de poisson ou encore la soie. En effet, ces produits peuvent déclencher un incendie si on les laisse en contact avec du papier ou dans une poubelle.

Si nous prenons l’exemple de l’huile de lin que nous utilisons le plus souvent pour faire le ménage, sa structure chimique fait qu’elle réagit avec l’oxygène de l’air et entraine une réaction exothermique ce qui dégage de la chaleur.

Toutes les huiles végétales ont cette tendance à réagir avec l’oxygène contenue dans l’air. Mais en fonction de leur composition chimique, les chances de réaction sont plus ou moins importantes. Vous pouvez retrouver une liste de matières susceptibles de combustion spontanée sur le lien suivant: https://reptox.cnesst.gouv.qc.ca/chimie/Pages/combustion-spontanee.aspx

Ce qui est dangereux est que le feu peut prendre du temps avant de se déclencher et survenir à tout moment de la journée ou de la nuit.

Prenons l’exemple des composts. Aujourd’hui, nous pouvons disposer de notre propre compost dans notre jardin ou bien aller au compost le plus proche de chez nous afin de convertir nos déchets ménagés ou autre. Oui mais voilà, de nombreux composts s’enflamment sans intervention extérieur dû aux différentes matières auto-inflammables mise en contact l’une avec l’autre.

Mais alors que faire lorsqu’un feu se déclare ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble

Comment réagir face à une combustion spontanée ?

Lorsqu’un incendie naît, on a souvent tendance à chercher de l’eau dans le but de l’arrêter et c’est un bon réflexe. Cependant, il faut savoir que si de la fumée commence à se dégager de celui-ci, il vaut mieux se retirer et laisser des personnes qui ont le matériel nécessaire s’en occuper et ainsi éviter de vous mettre en danger en inhalant de la fumée toxique.

 

Pour éviter que cela se produise, il ne suffit pas d’imbiber d’eau les chiffons ou autres que vous utiliserez avec des produits auto-inflammables. Non ! Avant de les jeter ou de les mettre dans la panière à linge salle, il est conseillé de bien les faire sécher à plat. Vous pouvez également utiliser des chiffons jetables par exemple.

conseil en cas de feu
Inflammable

Mais alors comment savoir si les produits qu’on achète sont auto-inflammables ?

 

Sur les emballages, un pictogramme lié à la dangerosité et à la toxicité du produit est présent et non à la propension d’auto échauffement. En revanche, vous devrez pouvoir remarquer une mention stipulant que le produit peut s’auto-enflammer et qu’il faut donc faire sécher correctement les objets que vous utiliserez pour déverser le produit afin de l’utiliser.

Enfin pour les usines, il est préférable de surveiller régulièrement vos silos et entrepôts afin d‘éviter un début d’incendie.

Si vous avez des doutes ou un manque de temps, faites appel à un expert, pour faire une visite de prévention.

 

Ce que vous devez retenir !

  • Imbiber toujours vos chiffons d’eau après utilisation et les laisser sécher à l’air libre ;
  • Lisez le mode d’emploi de chaque produit dit auto-enflammable ; 
  • Installez des détecteurs de fumé pour prévenir en cas de danger, gardez un extincteur et une couverture antifeu à disposition si vous le pouvez.
culture sécurité en entreprise
QU’EST CE QUE LA CULTURE SÉCURITÉ EN ENTREPRISE ?

Un projet de loi concernant la santé et la sécurité au travail dans un avenir proche ?

Ce projet de loi, en source depuis le début d’année 2021 précise que « La crise sanitaire de la COVID-19 a mis en exergue des dysfonctionnements dans l’accompagnement des entreprises et de leurs salariés, alimentant un climat d’incertitude, qui a pénalisé le maintien de l’activité économique dans certains secteurs« .

 
 Désormais, pour contrer ces dysfonctionnements, le Législateur veut « faire de la France, l’un des pays les plus performants et innovants en Europe en matière de prévention dans le domaine de la santé au travail« .

Lire ici le projet en détail sur le website de l’Assemblée Nationale :

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3718_proposition-loi

COMMENT AMÉLIORER LA CULTURE SÉCURITÉ EN ENTREPRISE ?

Qu'est ce que la culture sécurité en entreprise ?

La culture sécurité fait partie intégrante de la culture d’entreprise. Elle comporte à elle seule les attitudes, les valeurs ainsi que les comportements des individus de l’entreprise qui sont étroitement liés à la sécurité et à la santé au travail de l’entreprise concernée.

: La culture sécurité est une réalité de ce qui est concret et constatable dans une entreprise.

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RENFORCER LA CULTURE SÉCURITÉ, C’EST RENFORCER LA COMPÉTITIVITÉ

Un des avantages de la culture sécurité en entreprise est bien l’augmentation de l’efficacité et de la compétitivité de l’entreprise.

En guidant les salariés à faire leur travail correctement afin d’éviter les accidents, on guide dans le même temps, leurs façons de faire inadéquates, ce qui se reflète positivement sur la qualité et la productivité. Pour garantir la sécurité de l’entreprise sur la durée, il faut solliciter en profondeur la motivation des salariés.

 

Les études montrent que les entreprises qui ont le moins d’accidents de travail (et donc une culture sécurité forte) sont aussi les entreprises les plus efficaces, les plus productives et les plus rentables.

QUELS SONT LES LEVIERS POUR RENFORCER LA CULTURE SÉCURITÉ ?

L’importance de déterminer des leviers pour renforcer la culture sécurité est indispensable pour agir à durée indéterminée contre les accidents du travail.

 

Voici les divers axes de travail possibles :

 

  • La direction : La promotion d’une culture de sécurité engage la participation et l’engouement de la direction de l’entreprise. La direction se doit de montrer l’exemple en matière de prévention et de sécurité. La direction doit inciter les collaborateurs à se former à la sécurité et à la prévention des risques.

  • La formation : Il faut s’assurer que les activités salariales soient menées correctement et en toute sécurité. Pour ce faire, il sera nécessaire de dispenser des actions de formations en faveur du personnel. Pour un impact global, il convient de mobiliser l’ensemble du personnel à ces actions de formation, afin que chacun puisse agir contre les accidents du travail, et les éventuels risques liés au travail.

En savoir plus sur les formations PDCA ENGINEERING 🔍 :

 

https://www.pdca-engineering-ltd.com/formations

 

PDCA ENGINEERING est là pour vous accompagner dans cette démarche d’accompagnement et de prévention « culture sécurité en entreprise »

 

N’hésitez pas à contacter nos équipes au plus vite !

Guide en eau incendie
Dimensionnement des besoins en eau pour la défense extérieure contre l’incendie : 2 nouveaux guides

Le Centre national de prévention et de protection (CNPP) vient de publier de nouvelles versions de deux guides :

 

 

Le guide pratique « D9 » :

D’appui au dimensionnement des besoins en eau pour la défense extérieure contre l’incendie. L’objet  de  ce guide  est  de  proposer,  par  type  de  risque,  une  méthode  permettant  de  dimensionner  les  besoins  en  eau  minimum  nécessaires  à  l’intervention  des  secours, publics ou privés, extérieurs ou internes à l’établissement.

 

Téléchargeable ici

Le guide pratique « D9A »

De dimensionnement des rétentions des eaux d’extinction. L’objet de ce second guide est de fournir  une  méthode  permettant  de  dimensionner  les  volumes  de rétention minimum des effluents liquides pollués, afin de limiter les  risques  de  pollution pouvant survenir après un incendie et de caractériser les moyens de rétention.

 

Téléchargeable ici

Ces guides pratiques ont été élaboré à l’initiative du ministère de l’Intérieur, du ministère de la Transition écologique, de la Fédération française de l’assurance (FFA) et de CNPP.

 

Ces guides ne se substituent pas aux règlements départementaux de défense extérieure  contre  l’incendie  (RDDECI).  Ces  documents,  arrêtés  par  le  préfet,  fixent, pour  chaque  département les  règles,  dispositifs  et  procédures  de  défense  extérieure  contre l’incendie. En  l’absence  de  dispositions  spécifiques  ou  pour  les  risques  n’ entrant pas dans le champ d’application de ces règlements (cas des ICPE notamment), les méthodes proposées par le présent guide pratique peuvent être appliquées.

 

Les méthodes proposées par les guides concernent :

  • Les habitations et bureaux, y compris les IGH (immeubles de grande hauteur)

  • Les ERP (établissements recevant du public)

  • Les risques industriels.

 

Ces méthodes ne couvrent pas :

  • Les dépôts d’hydrocarbures

  • Les industries chimiques (présentant un risque particulièrement élevé) ainsi que les autres risques spéciaux (classement RS défini par l’annexe 1)

  • Les   installations   classées   pour   la   protection   de   l’environnement (activités ou   stockages) présentant des liquides inflammables  ou  combustibles  devant  faire  l’objet  d’un  dimensionnement de besoin en eau dont l’approche est spécifiée réglementairement.