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Combustion spontanée : définition

En France, on compte 306 600 incendies domestiques. Parmi ces incendies, il y a ceux qui sont déclenchés par la combustion spontanée. Mais alors qu’est-ce que la combustion spontanée et comment y remédier ?.

Qu'est-ce que la combustion spontanée ?

Lorsqu’on parle de combustion, on évoque le triangle du feu qui comprend un apport en oxygène, une matière combustible et une source d’énergie comme de la chaleur ou une étincelle.

Dans le cadre d’une combustion spontanée, la matière s’enflamme sans apport d’énergie extérieur. C’est une réaction d’oxydation ou de fermentation qui va fournir l’énergie nécessaire à un départ de feu. La réaction chimique ne dépend pas de la température ambiante, mais si la température de l’air est élevée, le processus est accéléré .

Triangle du feu

Le phénomène d'auto-échauffement et ses risques

Le phénomène d’auto-échauffement est lorsque la substance elle-même va générer de la chaleur, une petite quantité, qui va amorcer la réaction de combustion spontanée. Plusieurs produits se retrouvent être auto-inflammables comme l’huile de lin par exemple, l’huile de poisson, la farine de poisson ou encore la soie. En effet, ces produits peuvent déclencher un incendie si on les laisse en contact avec du papier ou dans une poubelle.

Si nous prenons l’exemple de l’huile de lin que nous utilisons le plus souvent pour faire le ménage, sa structure chimique fait qu’elle réagit avec l’oxygène de l’air et entraine une réaction exothermique ce qui dégage de la chaleur.

Toutes les huiles végétales ont cette tendance à réagir avec l’oxygène contenue dans l’air. Mais en fonction de leur composition chimique, les chances de réaction sont plus ou moins importantes. Vous pouvez retrouver une liste de matières susceptibles de combustion spontanée sur le lien suivant: https://reptox.cnesst.gouv.qc.ca/chimie/Pages/combustion-spontanee.aspx

Ce qui est dangereux est que le feu peut prendre du temps avant de se déclencher et survenir à tout moment de la journée ou de la nuit.

Prenons l’exemple des composts. Aujourd’hui, nous pouvons disposer de notre propre compost dans notre jardin ou bien aller au compost le plus proche de chez nous afin de convertir nos déchets ménagés ou autre. Oui mais voilà, de nombreux composts s’enflamment sans intervention extérieur dû aux différentes matières auto-inflammables mise en contact l’une avec l’autre.

Mais alors que faire lorsqu’un feu se déclare ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble

Comment réagir face à une combustion spontanée ?

Lorsqu’un incendie naît, on a souvent tendance à chercher de l’eau dans le but de l’arrêter et c’est un bon réflexe. Cependant, il faut savoir que si de la fumée commence à se dégager de celui-ci, il vaut mieux se retirer et laisser des personnes qui ont le matériel nécessaire s’en occuper et ainsi éviter de vous mettre en danger en inhalant de la fumée toxique.

 

Pour éviter que cela se produise, il ne suffit pas d’imbiber d’eau les chiffons ou autres que vous utiliserez avec des produits auto-inflammables. Non ! Avant de les jeter ou de les mettre dans la panière à linge salle, il est conseillé de bien les faire sécher à plat. Vous pouvez également utiliser des chiffons jetables par exemple.

conseil en cas de feu
Inflammable

Mais alors comment savoir si les produits qu’on achète sont auto-inflammables ?

 

Sur les emballages, un pictogramme lié à la dangerosité et à la toxicité du produit est présent et non à la propension d’auto échauffement. En revanche, vous devrez pouvoir remarquer une mention stipulant que le produit peut s’auto-enflammer et qu’il faut donc faire sécher correctement les objets que vous utiliserez pour déverser le produit afin de l’utiliser.

Enfin pour les usines, il est préférable de surveiller régulièrement vos silos et entrepôts afin d‘éviter un début d’incendie.

Si vous avez des doutes ou un manque de temps, faites appel à un expert, pour faire une visite de prévention.

 

Ce que vous devez retenir !

  • Imbiber toujours vos chiffons d’eau après utilisation et les laisser sécher à l’air libre ;
  • Lisez le mode d’emploi de chaque produit dit auto-enflammable ; 
  • Installez des détecteurs de fumé pour prévenir en cas de danger, gardez un extincteur et une couverture antifeu à disposition si vous le pouvez.
Guide en eau incendie
Dimensionnement des besoins en eau pour la défense extérieure contre l’incendie : 2 nouveaux guides

Le Centre national de prévention et de protection (CNPP) vient de publier de nouvelles versions de deux guides :

 

 

Le guide pratique « D9 » :

D’appui au dimensionnement des besoins en eau pour la défense extérieure contre l’incendie. L’objet  de  ce guide  est  de  proposer,  par  type  de  risque,  une  méthode  permettant  de  dimensionner  les  besoins  en  eau  minimum  nécessaires  à  l’intervention  des  secours, publics ou privés, extérieurs ou internes à l’établissement.

 

Téléchargeable ici

Le guide pratique « D9A »

De dimensionnement des rétentions des eaux d’extinction. L’objet de ce second guide est de fournir  une  méthode  permettant  de  dimensionner  les  volumes  de rétention minimum des effluents liquides pollués, afin de limiter les  risques  de  pollution pouvant survenir après un incendie et de caractériser les moyens de rétention.

 

Téléchargeable ici

Ces guides pratiques ont été élaboré à l’initiative du ministère de l’Intérieur, du ministère de la Transition écologique, de la Fédération française de l’assurance (FFA) et de CNPP.

 

Ces guides ne se substituent pas aux règlements départementaux de défense extérieure  contre  l’incendie  (RDDECI).  Ces  documents,  arrêtés  par  le  préfet,  fixent, pour  chaque  département les  règles,  dispositifs  et  procédures  de  défense  extérieure  contre l’incendie. En  l’absence  de  dispositions  spécifiques  ou  pour  les  risques  n’ entrant pas dans le champ d’application de ces règlements (cas des ICPE notamment), les méthodes proposées par le présent guide pratique peuvent être appliquées.

 

Les méthodes proposées par les guides concernent :

  • Les habitations et bureaux, y compris les IGH (immeubles de grande hauteur)

  • Les ERP (établissements recevant du public)

  • Les risques industriels.

 

Ces méthodes ne couvrent pas :

  • Les dépôts d’hydrocarbures

  • Les industries chimiques (présentant un risque particulièrement élevé) ainsi que les autres risques spéciaux (classement RS défini par l’annexe 1)

  • Les   installations   classées   pour   la   protection   de   l’environnement (activités ou   stockages) présentant des liquides inflammables  ou  combustibles  devant  faire  l’objet  d’un  dimensionnement de besoin en eau dont l’approche est spécifiée réglementairement.